Hier, le deuxième débat sur la réforme de loi sur l’énergie a permis à l’UDC et à ses alliés de rectifier sensiblement les nombreuses démesures contenues dans le projet de loi. Le projet de loi imbuvable proposé par le Conseil d’Etat n’est désormais plus qu’indigeste. Les amendements gagnés par l’UDC et ses alliés ne rendent malheureusement pas la loi fondamentalement différente et le lancement d’un référendum ne semble plus faire beaucoup de doute.
Prétextant l’urgence climatique, le Conseil d’Etat a élaboré une nouvelle loi sur l’énergie. Son but est de supprimer purement et simplement la consommation d’énergie fossile d’ici 2040 dans le canton de Vaud. Or, cet objectif – objectivement irréaliste – n’est approchable qu’en puisant abondamment d’argent dans la poche des Vaudois. En effet, les rénovations, assainissements et installations ordonnées, les certifications exigées, les subventions prévues et la pléthore de nouveaux postes de travail nécessaires pour administrer cette loi représenteront des augmentations de charges financières mensuelles importantes.
Jusqu’à 500 francs d’augmentation de loyer par mois
Propriétaires et locataires seront appelés à mettre la main à la poche. Personne ne sera épargné, car la loi autorise les propriétaires à reporter le prix des rénovations sur les loyers des locataires. Vu les montants en question – les milieux immobiliers vaudois estiment à environ 2.5 milliards de francs par an les coûts générés par la loi – les augmentations de loyer pourraient se situer entre 200 à 500 francs par mois.
La lutte contre l’urgence climatique justifie-t-elle un tel prélèvement dans le porte-monnaie des Vaudois ? En aucun cas ! En effet, le canton de Vaud consomme en un an l’équivalent d’énergie fossile qui est produite en 20 minutes dans le monde. Autrement dit, chaque 20 minutes, les pays producteurs de pétrole sortent l’ensemble des barils utiles à la consommation annuelle des Vaudois.
Aux yeux de l’UDC, si cette disproportion entre l’augmentation importante des charges à payer pour les Vaudois d’une part et le gain insignifiant sur le plan climatique d’autre part ne justifie pas l’inaction dans les efforts pour réduire la consommation de CO2, elle ne justifie pas non plus les démesures insupportables exigées par cette loi.
Inciter et encourage au lieu d’interdire et taxer
La volonté de réduire, puis de sortir des énergies fossiles, n’est pas nouvelle. La consommation d’énergie fossile en Suisse est en diminution depuis 50 ans, notamment grâce aux avancées technologiques et aux changements d’habitudes des consommateurs. « L’UDC Vaud estime que la réduction de consommation de CO2 peut être incitée et encouragée, mais en aucun cas imposée, et exigée par des politiques liberticides et taxatrices. En l’état, le projet de loi sur l’énergie va encore trop loin et les charges que devront payer les propriétaires et les locataires demeurent démesurées. C’est pourquoi il me semble essentiel que le dernier mot puisse revenir aux Vaudois par le lancement d’un référendum », précise Cédric Weissert, président du groupe des députés UDC au Grand Conseil.


