Communiqué de presse
Le permis F n’est pas un permis de tuer
25 Sep, 2023
Baisser – insuffisamment – les impôts, tout en s’efforçant de caresser sa minorité de gauche dans le sens du poil : tel est le pari impossible tenté par le Conseil d’État vaudois avec son budget 2024. Alors que le secteur privé doit consentir à d’importants sacrifices face à la crise, le Gouvernement, lui, annonce avoir budgété pas moins de 472 nouveaux postes au sein de l’administration cantonale (+2,5% par rapport à 2023).
Une politique pour le moins audacieuse, voire inconsidérée ? Surtout lorsque l’on apprend que l’exécutif a aussi choisi d’allouer des montants importants pour l’indexation des salaires des fonctionnaires et du secteur parapublic en 2024 (109 millions). Comment s’étonner, dès lors, qu’un déficit de fonctionnement de 249 millions de francs soit prévu ? L’indexation des salaires constitue peut-être une décision honorable mais l’exécutif met ici à la patte des contribuables un fil dont ils ne pourront plus se départir avant longtemps. Pire, ces excès de bonté créent une inégalité de fait avec le secteur privé qui mériterait plutôt d’être soutenu.
Il est vrai que le Conseil d’État satisfait une des volontés de l’UDC : la baisse des impôts sur le revenu des personnes physiques. La diminution de 105 millions, cependant, est encore bien loin des 150 millions pour lesquels notre parti s’engage depuis plusieurs mois. Parce qu’il n’y a pas de places pour les demi-mesures tandis que la classe moyenne s’appauvrit, nous continuerons de nous battre pour une déduction conforme à la volonté du Parlement, soit l’équivalent de cinq points ! Face aux prix des carburants, de l’électricité ou des tarifs des assurances maladies, la population mérite bien cela.
À la lecture des différents documents fournis par le Canton, un chiffre mérite encore d’être relevé : curieusement absent du communiqué du Canton de Vaud, il concerne la progression de 11,5% de l’impôt à la source entre 2023 et 2024. Signal de l’augmentation marquée du nombre de frontaliers, ce chiffre illustre la réalité dramatique de la sous-enchère salariale qui frappe les acteurs et les travailleurs de l’économie privée.
A trop vouloir contenter tout le monde, le Canton finit par accoucher d’une politique à l’extrême-limite de la cohérence. Dans la continuité du combat acharné qu’elle mène depuis cet été, l’UDC continuera d’intervenir pour faire réellement pencher la balance à droite. Il en va du pouvoir d’achat de la population et de la santé du secteur privé, poumon de notre économie.
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